Octobre 1961. Jack Bishop, jeune soldat américain qui travaille au PX sur la base de La Martinerie est aussi un espion à la solde des Soviétiques. Le 19 du même mois, profitant d’un convoi en partance pour un test, il dérobe le prototype d’une arme très spéciale : une bombe à intrication et déclencheur triptyque. Celle-ci, si elle fonctionne, est sensée provoquer un effondrement gravitationnel dans l’aire triangulaire déterminée par la position de ses trois détonateurs. La fin d’un monde !

La traque commence. Les services secrets américains acculent Bishop au sommet d’une tour. Il meurt en chutant de cette dernière le 20 au soir, ayant eu, dans l’intervalle, le temps de faire disparaître plans et prototype. Paulette Garnier, jeune espionne française dont la mission était de surveiller les faits et gestes de Bishop, récupère secrètement un des trois détonateurs. Elle mourra tout aussi tragiquement au Brésil en 1962, laissant, pour sa descendance, une malle pleine des vestiges de cette étrange affaire.

À Châteauroux, la mort de Bishop fait les gros titres. Maxime Gallotin, commissaire à l’époque, étouffe l’affaire pour préserver la réputation de son ami Maurice Dubreuil qui se présente aux élections sénatoriales (sa femme Jeanne ayant eu une liaison avec Bishop). L’affaire se tasse. Dans les années 80, regain d’intérêt pour le prototype disparu avec des expériences concluantes sur le phénomène quantique d’intrication. Il faut attendre 2016 et l’innocente entrée en piste de Marie Dumont pour que l’histoire s’envenime à nouveau : cette dernière vient d’acquérir l’ancien appartement de Jeanne et Maurice Dubreuil. Voulant le restaurer, sous le parquet, elle découvre les plans du prototype : trouvaille qui lui coûtera la vie quelques jours plus tard et invitera les différentes puissances à venir se disputer, sur les terres castelroussines, la possession et les plans de la sinistre bombe à intrication et déclencheur triptyque.

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